Le magazine Napoléon 1er Revue du Souvenir Napoléonien s'adresse à un large public de passionnés, mais aussi aux amateurs d'une période historique riche et complexe, dont l'héritage est omniprésent en France et en Europe.
Napoléon 1er REVUE DU SOUVENIR NAPOLEONIEN • Le premier magazine du Consulat et de l’Empire avec les meilleurs historiens et spécialistes de la période.
Napoléon 1er Magazine
Introduction
Le passage du Niémen • En 1812, la guerre entre la France et la Russie devient inévitable. Des promesses données par l’empereur Alexandre Ier à Tilsit en 1807, il ne reste plus grand-chose. L’économie russe souffrant du blocus continental imposé par Napoléon, le tsar ferme peu à peu les yeux sur l’arrivée clandestine des marchandises anglaises tout en taxant lourdement les produits français. L’opinion publique russe devient de plus en plus hostile à la France napoléonienne. La rencontre des deux empereurs à Erfurt durant l’automne 1808, dont les fastes étonnent l’Europe entière, laisse à Napoléon un goût amer, Alexandre s’étant montré bien moins cordial qu’à Tilsit. Aux colères feintes de l’Empereur, le monarque russe oppose un calme imperturbable et une assurance qui en impose.
LA GRANDE ARMÉE
La marche vers Smolensk • Les premiers accrochages se déroulent fin juin, mais la perspective de terminer rapidement la guerre se dissipe progressivement. Bien que les Russes se dérobent, Napoléon espère encore battre séparément les armées de Barclay et de Bagration. Tandis que les corps d’Oudinot, Ney, Nansouty et Montbrun, appuyés par deux divisions du 1er corps, poursuivent la 1re armée de l’Ouest, Davout marche sur Minsk afin de couper la 2e armée russe; les corps de Poniatowski, Reynier et Vandamme, conduits par Jérôme Bonaparte, doivent fixer cette dernière et la contraindre à la bataille.
La bataille de la Moskova • Lors du séjour à Smolensk, du 18 au 25 août, se pose la question cruciale : faut-il continuer la campagne « à une époque aussi avancée de la saison » (Denniée) ou bien s’établir sur le Dniepr jusqu’à la fin du printemps avant de recommencer les hostilités ? La seconde option en séduit plus d’un dans l’entourage de l’Empereur. D’autres pensent au contraire qu’une bataille décisive, forcément gagnée par Napoléon, ouvrirait les portes de Moscou et permettrait de dicter « les conditions d’une paix glorieuse et durable ».
La Grande Armée à Moscou • Le 7 septembre au soir, l’armée russe compte moins de 10 000 hommes de troupes fraîches. Ses soldats et officiers ont fait leur devoir et souhaitent continuer le combat; leur enthousiasme reste intact. Toutefois, Koutouzov, qui avait consenti à livrer cette bataille contre son gré, prétexte les pertes effroyables pour ordonner la retraite en direction de Moscou. Durant la nuit, l’armée abandonne ses positions en murmurant. Le général Miloradovitch, surnommé « le Murat russe » pour sa bravoure tout autant que pour ses tenues extravagantes, est chargé du commandement de l’arrière-garde.
DES TENTATIVES INFRUCTUEUSES
LES THÉÂTRES SECONDAIRES
SOUVENIR DE SAINTE-HÉLÈNE
Sur la route du retour La bataille de Maloïaroslavets • La Grande Armée emprunte l’ancienne route de Kalouga. Le 20 octobre, son avant-garde atteint le village de Krasnaïa Pakhra puis tourne vers Fominskoïé sur la nouvelle route de Kalouga. Près de ce village, se concentrent, dès le lendemain, le 4e corps d’armée et le 3e corps de cavalerie (environ 24 000 hommes).
NAPOLÉON VOULAIT-IL LIBÉRER LES PAYSANS RUSSES ?
NAPOLÉON ET LA GARDE IMPÉRIALE À KRASNY
LA GUERRE DE PARTISANS
Les glaces de la Bérézina • En 1812, le froid n’a pas été plus extraordinaire que de coutume (1), quoi qu’en disent les...